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Figures et tricks snowboard : par où commencer ?

Catégories : Tuto & Guides pratiques

Les figures en freestyle, c’est le truc que tout le monde veut savoir faire, mais que personne veut vraiment prendre le temps d’apprendre.

Alors oui, je te l’accorde : un 360 en l’air c’est plus sexy qu’un ollie sur une piste plate, et un boardslide sur un gros rail ça envoie plus qu’un 50-50 sur un box d’école… Sauf que le 360, il sort de l’ollie, et le boardslide, il sort du 50-50.

C’est bête à dire, mais c’est comme ça que ça marche. Et j’en ai vu des riders vouloir griller les étapes. Quelques-uns s’en sont sortis, ok. Mais la plupart ont ramassé. Pas parce qu’ils manquaient de talent, mais parce qu’ils avaient commencé par la fin. Allez, on décortique tous les tricks de snow freestyle et comment ils se combinent.

Avant de parler tricks de snowboard, on parle prérequis

Rentrer dans un snowpark sans maîtriser quelques fondamentaux, c’est un peu aller au skatepark sans savoir freiner. Ça finit toujours pareil. Ce qu’il te faut vraiment avant de penser à faire la moindre figure : 

  • Des virages bien propres des deux côtés : frontside et backside, sans trop avoir à réfléchir
  • Savoir s’arrêter où tu veux, quand tu veux
  • Une première forme d’aisance en switch (même imparfaite)
  • Ne pas avoir peur de la vitesse

Si t’en es pas encore là… Eh bien il te faut commencer par là, c’est tout. Le park sera encore là dans deux semaines, promis.

Petit point sécurité à garder en tête avant d'entrer dans le park

Observe avant de t'élancer, attends que la voie soit libre, commence par les petits modules.

Casque obligatoire, protège-poignets vraiment recommandés.

Et signale quand tu te lances : un regard suffit pour éviter les collisions.

hugo serra freestyle board SDX 2.0 by Stone Snowboards

Les grandes familles de figures en snowboard

Tous les tricks en snowboard freestyle se regroupent en quelques grandes familles. Une fois que t’as compris la logique de chacune, le reste c’est de la progression.

Les figures de flat et de sol

C’est le point de départ. Pas besoin de module, pas besoin de kicker. C’est juste ta planche et une piste.

  • L’ollie : tu charges le tail, tu relâches. Le nose monte, les pieds décollent. C’est le saut de base. Tous les tricks aériens en dépendent, sans exception. Si ton ollie est bancal, tes autres sauts le seront aussi.
  • Le nose et tail press : tu déportes le poids sur le nose ou le tail jusqu’à faire décoller l’autre spatule. C’est le geste fondateur du butter et du jib. Ça paraît simple mais c’est en fait un super bon indicateur de ton niveau de contrôle sur la planche.
  • Le tripod : tu viens toucher la neige avec les deux mains au sol et tu presses sur ton nose. Pendant ce temps, le tail va se décoller de la neige et  tu vas un peu ressembler à un trépied humain. Excellent exercice d’équilibre, sous-estimé par beaucoup et c’est très visuel.
  • Le 360 flat spin : ta première rotation complète. Ça se passe au sol, sans vraiment quitter la neige. Le but c’est surtout de comprendre comment initier une rotation avec les épaules.

Les grabs

Un grab c’est attraper la planche avec la main pendant le saut (“grab” en anglais veut littéralement dire “attraper”). En apparence, c’est simple, mais en pratique ça demande de gérer le saut, l’équilibre en l’air et la précision du geste en même temps.

Les principaux grabs en snowboard, du plus accessible au plus technique : 

  • Indy : la main arrière sur la carre frontside entre les fixations. Le grab de référence, le plus naturel.
  • Mute : la main avant sur la carre frontside entre les fixations. Ça demande plus de torsion.
  • Backside air : la main avant sur la carre backside entre les fixations en poussant le pied arrière. .
  • Stalefish : la main arrière sur la carre backside entre les fixations.
  • Tail grab : la main arrière sur le tail.
  • Nose grab : la main avant sur le nose. Ça demande de bien plier la jambe avant.

oscar ney freestyling with bisous board by stone snowboards x bisous skateboard

La règle : on monte la planche vers la main, on ne descend pas la main vers la planche. Et un grab bien tenu, bien tiré, on dit qu’il est tweaké. Et c’est là que ça devient vraiment beau à regarder et satisfaisant à passer.

Les rotations

Une rotation c'est tourner horizontalement en l'air. C'est exprimé en degrés, c'est simple :

Figure

Rotation

Réception

180

Demi-tour

En switch

360

Tour complet

En regular

540

Un tour et demi

En switch

720

Deux tours

En regular

900

Deux tours et demi

En switch

1080

Trois tours

En regular

Bref t’as compris le principe. Une rotation peut être frontside ou backside selon le sens dans lequel tu t’élances. Et elle peut être combinée assez logiquement avec un grab, ce qui la rend plus esthétique mais aussi plus technique à contrôler, forcément.

Le truc à retenir c’est que la rotation part des épaules et du regard, pas des pieds. Tu regardes là où tu veux aller, le reste suit. Ne force jamais avec les pieds en premier, tu vas perdre l’axe.

Les flips et les rotations désaxées

Les flips c’est les rotations verticales cette fois. Plus hardcore donc.

  • Le backflip : inutile de le présenter je pense. C’est la rotation vers l’arrière. Souvent la première figure engagée que les riders apprennent, avec un moniteur et un kicker bien calibré. C’est moins technique qu’on ne le croit, mais il n’y a zéro droit à l’hésitation.
  • Le frontflip : c’est la rotation vers l’avant. Et c’est bien moins instinctif que le backflip. Si vous avez déjà essayé dans une piscine, vous savez de quoi je parle.

Et puis il y a les rotations désaxées :

  • le rodéo : un spin dans lequel tu te penches vers l'arrière sans aller jusqu'à passer la tête sous les pieds. Le premier désaxé à apprendre.
  • le cork : comme le rodéo mais plus engagé, la tête passe clairement sous les pieds. C'est le salto arrière désaxé, la figure reine du slopestyle moderne.
  • le misty : même principe mais vers l'avant cette fois, c'est le salto avant désaxé. Plus contre-intuitif, souvent plus technique à initier.

Ce sont des rotations qui partent horizontalement mais que tu lances avec un mouvement d’épaules particulier, ce qui désaxe et fait parfois passer la tête en bas. C’est le territoire du slopestyle et du big air de compétition. C’est beau, c’est spectaculaire… et c’est clairement pas par là qu’on commence 🙂

julien merken freestyling stone board

Le jib

Le jib dans les figures de snowboard, c’est rider sur des obstacles : rails, boxs, bancs, troncs, rochers. Tout ce qui n’est pas de la neige en fait.

Les figures de base en jib : 

  • 50-50 : les deux pieds dans l’axe de l’obstacle, planche parallèle à l’obstacle, tu glisses tout droit. Je t’en parlais au début parce que c’est toujours le premier jib à apprendre.
  • Boardslide : tu montes perpendiculairement à l’obstacle cette fois, la planche en travers. Et ça peut être frontside ou backside.
  • Lipslide : c’est comme le boardslide sauf que tu passes par-dessus l’obstacle avant de te mettre en travers.
  • Noseslide/tailslide : tu glisses avec uniquement le nose ou le tail en contact avec l’obstacle.

oscar ney doing grab freestyle

Sur les rails, les carres ne servent à rien. L’équilibre se joue sur les inserts, par sur les boards. Et c’est souvent ce que les débutant on du mal à accepter d’ailleurs.

D’ailleurs, le jib ça vient du skate et donc de la rue. Les meilleurs jibbers c’est souvent des gens qui ont autant de culture skate que snow. Et ça s’entend dans leur style.

La board freestyle qui va avec

En freestyle, le matériel fait vraiment la différence. Shape twin tip, flex souple à medium : ce sont des critères qui comptent. Chez Stone, la SDX 2.0 (flex 7/10), la Bisous (flex 6/10), la Gonzo et la Message Merken (flex 7/10) sont spécifiquement taillées pour ça.

DÉCOUVRE NOS BOARDS FREESTYLE

Par quelles figures de snowboard commencer ?

Pour faire très simple, voilà l'ordre dans lequel je te dirais d’attaquer les figures de snow freestyle :

  1. L'ollie : avant tout le reste
  2. Le nose et tail press : maîtriser les appuis dynamiques
  3. Le switch : être à l'aise dans les deux sens
  4. Le 50-50 sur un box ou une barre basse : premier contact avec les obstacles
  5. Le 180 frontside : d'abord au sol, puis en l'air
  6. Le straight air avec indy grab : premier saut avec saisie
  7. Le boardslide : premier jib avec rotation
  8. Le 360 : première rotation complète en l'air

Chaque étape prépare la suivante. Un ollie propre vaut mieux que dix 360 mal contrôlés. Je le répète parce que c'est vrai.

Les disciplines freestyle si ça t’intéresse d’aller plus loin

J’en parlais déjà un peu plus haut mais, pour la petite histoire, le freestyle en compétition ça se décline en trois disciplines principales : 

  • le slopestyle : un parcours en descente avec des modules variés, rails, boxs, kickers. Les riders choisissent leur ligne et enchaînent les figures en snowboard. C’est une discipline olympique depuis 2014.
  • le halfpipe : une rampe semi-circulaire creusée dans la neige. Tu montes d’un côté, tu t’élances de la paroi, tu fais ta figure, tu redescends de l’autre côté. Discipline olympique depuis les débuts du snowboard aux JO.
  • le big air : une seule grosse rampe, beaucoup d’air, des figures de snow à couper le souffle. Peu de temps pour convaincre le jury donc il faut envoyer fort. Et c’est une discipline olympique depuis 2018.

julien merken riding gonzo freestyle snowboard by stone snowboards

Quelle board freestyle pour commencer les tricks ?

On te l’a déjà dit rapidement au-dessus : le matériel fait vraiment la différence, surtout en freestyle. Pour les specs complètes et tous nos conseils freestyle, l'article dédié est là : Snowboard freestyle : comment choisir sa board pour le park. 

Mais pour faire court : 

  • shape twin tip
  • flex souple à medium, entre 4  et 7
  • taille légèrement inférieure à la référence classique, autour de -3 à -4 cm

Et chez Stone, on a quelques boards pensées exactement pour ça.

DÉCOUVRE NOS BOARDS FREESTYLE

La Oscar Ney Bromodel (flex 6/10), c'est le Pro Model d'Oscar Ney, rider Stone basé aux Deux Alpes. Une pure twin tip pensée pour le park et les modules, avec suffisamment de polyvalence pour rider toute la station. Son flex souple travaille parfaitement les nose et tail press sur les boxs, tout en gardant la réactivité nécessaire pour attaquer les rails et envoyer des tricks. Accessible du débutant au confirmé, elle accompagne la progression sans jamais limiter. Et son graphisme noir et blanc minimaliste, c'est à l'image d'Oscar : sobre, core et sans chichis. Disponible en édition limitée en 151, 154 et 157 cm.

oscar ney bromodel by oscar ney freestyling rider

La Bisous (flex 6/10) c'est notre board la plus joueuse de la gamme freestyle. Conçue pour le park et le shred en bord de piste, elle ne fatigue pas après une grosse journée et sa spatule un peu plus souple que les autres la rend parfaite pour les presses et les butters. C'est une collab avec Bisous Skateboards, marque française de skate installée à Montpellier. Entre univers du skate et du freestyle snowboard, ça fait sens.

oscar ney stone snowboards rider

La Gonzo (flex 7/10) c'est un cran au-dessus en termes de pop et de réactivité, parfaite quand tu veux progresser vers des sauts plus engagés. C'est le terrain de jeu de Tom Régnier, freestyler hors pair et membre de la Team Stone, qui n'est plus vraiment à présenter chez nous.

tom regnier stone snowboards rider

La SDX 2.0 (flex 7/10) est un peu à part dans la gamme. Pas vraiment un freestyle pur, pas vraiment un all-mountain classique : une twin-tip polyvalente et précise, aussi à l'aise en carving qu'en tricks sur les bords de piste. Mais surtout, c'est un hommage à la mythique Look SDX de 1992, développée par Steve Graham et Dave Seoane, deux noms qui ont construit une partie de ce que le snowboard est aujourd'hui.

Fabriquée en édition limitée en Europe, avec un noyau 100% peuplier et une résine biosourcée, c'est une board pour les riders qui connaissent l'histoire du snowboard et qui veulent la porter sous leurs pieds. Disponible en précommande, livraison octobre 2026.

Hugo serra riding SDX 2.0 freestyle board by stone snowboards

Et enfin, comment ne pas parler de la Message Merken (flex 7/10) : le pro model de Julien Merken, plusieurs fois finaliste aux championnats du monde de Slopestyle et Big Air, rien que ça. Et quand quelqu'un de ce niveau met son nom sur une board, c'est pas pour la forme. Chez Stone, la logique est simple : des boards pensées par les riders pour les riders. Elle fait tout bien et elle garde sa tonicité dans le temps.

julien merken for stone snowboards

Conclusion

Les tricks ça s'apprend dans l'ordre. Ollie, presses, switch, premiers jibs, premiers 180. Chaque étape a sa logique, chaque étape prépare la suivante.

Ce que je dis toujours : commence simple, répète beaucoup et filme-toi. Revoir ses sessions c'est le moyen le plus rapide de comprendre ce qui cloche. Ton cerveau voit le trick d'une façon, la vidéo t'en montre souvent une autre.

À bientôt les Stoners !

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Olivier Cluzel

A propos de l'auteur

Olivier Cluzel

Fondateur de Stone Snowboards. Une marque française qui fabrique ses planches en Europe et les vend en direct, sans intermédiaire. Sur ce blog, on partage ce qu'on sait sur le snowboard et le splitboard : matos, stations, techniques, budget et bons plans. Des conseils de rider, pour les riders.

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